Créer un site internet

NOTRE DAME DU BON CONSEIL

L'apparition de Notre-Dame du Bon Conseil est si célèbre, Son image si répandue et si honorée dans l'Église, qu'il convient de donner place à cette forme de dévotion.

La petite ville de Gennazano, à dix lieues environ de Rome, sur les montagnes de la Sabine, honora, dès le Ve siècle, la Sainte Vierge sous le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil.

Au XVe siècle, l'église menaçait ruine. Une pieuse femme, nommée Pétruccia, entreprit de la reconstruire, malgré ses quatre-vingts ans; elle y employa sa fortune, qui ne suffit pas à l'achever. Pétruccia prédit que la Sainte Vierge achèverait l'oeuvre.

Or, le 25 avril 1467, à l'heure des vêpres, une céleste harmonie se fit entendre dans les airs, la foule vit descendre une nuée brillante qui alla se reposer sur l'autel de la chapelle de Saint-Blaise, par où avait commencé la restauration de l'église. Au même moment, toutes les cloches du pays sonnèrent leurs plus joyeuses volées. La nuée disparue, la foule émerveillée aperçut une image de Marie portant l'Enfant Jésus, peinte sur enduit et se tenant au fond de l'autel, près du mur, sans appui naturel.

 Il fut dûment constaté que cette peinture avait été transportée miraculeusement d'une église de Scutari, ville d'Albanie. La Providence avait voulu la soustraire aux profanations des Turcs, maîtres de ce pays, et l'envoyer comme récompense de la foi de Pétruccia et des habitants de Gennazano.

L'histoire des merveilles de tous genres accomplies, depuis ce temps, autour de l'image miraculeuse, demanderait des volumes entiers. Souvent on a vu l'image changer d'aspect, et les yeux de la Sainte Vierge prendre un air de vie exprimant la joie ou la douleur. Que de maladies et d'infirmités guéries! Que de grâces spirituelles obtenues!

 

Gennazano est toujours un lieu de pèlerinage vénéré et très fréquenté, et beaucoup de pieux pèlerins même étrangers à l'Italie, si le temps le leur permet, tiennent à visiter ce sanctuaire béni. Les souverains Pontifes ont comblé d'indulgences la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil, et Léon XIII a inséré dans les Litanies de la Sainte Vierge le titre de Mère du Bon Conseil

SAINT JACQUES

Il s’appelait Yaakov ou Jacob Bar-Zebdi mais nous le connaissons plutôt comme Jacques le fils de Zébédée, Saint Jacques, Jacques le Majeur (pour le différencier de l’autre apôtre Jacques, le fils d'Alphée nommé le Mineur) ou Santiago en Espagne. D’après les récits chrétiens, il serait né vers l’an 5 avant JC en Galilée, fils de Zébédée et de Marie Salomé et était le frère aîné de Jean, apôtre lui aussi. Marc nous raconte que son maître Jésus a surnommé les deux frères «boanergués», ce qui veut dire les « fils du tonnerre ». Les deux frères étaient pêcheurs, et c’est pendant leur travail sur le lac de Génésareth, qu’ils ont été appelés par Jésus de Nazareth pour le suivre. Notons qu’ils sont parmi les premiers disciples et les plus appréciés par le Maître.

De ce fait, Jacques a été présent dans les épisodes les plus importants racontés par les évangiles. Il a été un des trois apôtres qui ont assisté à la transfiguration (métamorphose) de Jésus, lorsqu’il se transforme pour montrer sa nature divine entre les prophètes Elie et Moise. Il a été également témoin de la prière au jardin des Oliviers avec Pierre et son frère. Après la résurrection, il se trouvait dans le petit groupe qui a vu Jésus au lac de Tibériade et participé à la pêche miraculeuse. Les Actes des Apôtres racontent qu’il reçoit le Saint Esprit sous la forme de langues de feu lors de l’épisode de la pentecôte (vers l’an 33). C’est à partir de ce moment-là qu’il va prendre son bâton, ainsi que le bateau, et parcourir les chemins pour évangéliser l’occident.

 

NOTRE DAME DE MONTSERRAT

Montserrat : la Morenita et le chemin du ciel...

Le nombre de pèlerins et visiteurs dépassent un million chaque année…

Un peu d’histoire

Le Mont Serrat, long d’une dizaine de kilomètres, se dresse au-dessus de la plaine de Barcelone, à 40 km de cette ville. Le paysage, très austère, offre une invitation à la prière.

Le monastère bénédictin de Monserrat date du XI° siècle.

La statue de la Vierge, est appelée « Morenita », parce qu’elle est de couleur sombre. Elle est assise sur un trône d’argent laminé d’or et de pierres précieuses. Elle porte l’enfant Jésus qui bénit de sa droite et qui soutient le monde de sa gauche. La tradition veut que cette statue ait été retrouvée dans des temps immémoriaux par des bergers, dans une grotte de la montagne.

 La première chapelle fut remplacée au XIV° par une chapelle romane, puis par une très grande église au XVI° siècle.

Au Moyen âge, les pèlerins de Compostelle aimaient raconter les miracles et les grâces reçues en ce lieu. 

De fameux personnages y sont venus : le roi Louis XIV, Cervantes, Claudel, Flemming y offrit une de ses premières cultures de pénicilline, et des saints : saint Jean de Matha, saint Louis Gonzague, Benoît Labre, saint Antoine Marie Claret… On se souvient surtout de saint Ignace de Loyola qui est venu en ce lieu pour déposer son épée, et commencer une nouvelle vie sous la direction du confesseur du sanctuaire.

 Il y eut des périodes difficiles : les soldats de Napoléon détruisirent le sanctuaire et le monastère ; plus tard, durant la guerre civile espagnole, 23 moines furent massacrés. Aujourd’hui, le monastère a essaimé 7 autres monastères, trois en Europe, trois en Amérique et un en extrême Orient.

 Actualité

Le rayonnement de ce sanctuaire est important, et de nombreuses églises sont dédiées à la Vierge noire du Montserrat en Autriche, en Pologne, au Mexique, au Chili et au Pérou. Et on trouve des autels dédiés à la Vierge noire de Montserrat un peu partout dans le monde, à Paris et à Bombay, à Buenos Aires et à Tokio…

 Les pèlerins montent à pied, ils chantent le Rosaire et font le chemin de croix, puis ils mangent ensemble sous les arbres, font quelques jeux et parfois dansent le « sardane » pour accompagner l’hymne du sanctuaire.

Les Catalans viennent y fêter les fiançailles et fêtes de familles, les réussites aux examens et les jubilés.

Il y a sur place une petite école appelée « Escolana » qui forme les garçons au service de l’autel et à la musique sacrée. Cette école a donné des organistes, instrumentistes et compositeurs renommés.

 La venue de Jean Paul II

« La Vierge –la "Morena" de Montserrat, nous dévoile le sens du dernier mystère du rosaire. Il ne faut jamais oublier le but définitif du dernier mystère glorieux.

"Pense – dit saint Augustin - qu'un jour tu seras là, et quoique tu sois encore en chemin, pense comme si tu te trouvais déjà là, comme si tu te réjouissais parmi les anges, et comme si il t’arrivait ce qui fut dit: "heureux ceux qui demeurent dans ta maison; dans les siècles des siècles ils te loueront".

En chemin il faut imiter le style de la Mère dans la visite qu’elle fit à sa cousine.

SAINT LOUIS GRIGNION

Louis-Marie Grignion est né en Bretagne, en 1673, à Montfort-la-Cane (aujourd'hui Montfort-sur-Meu, dans le département d'Ille-et-Vilaine). Il est d'abord élève des Jésuites, à Rennes, avant d'aller se préparer au sacerdoce, à Paris. Il est ordonné prêtre en 1700, et se consacre à la prédication dans des missions rurales qui s'organisaient, alors, dans l'ouest et le centre de la France. Il prêche à Nantes et dans les communes alentour, et à Poitiers notamment. Il réorganise l'hôpital de cette ville et en est nommé aumônier.

Issu d'une famille bourgeoise aisée, Louis-Marie fait vœu de pauvreté, et ne s'occupera que des pauvres.

Il fonde en 1703, avec Marie-Louise Trichet, une congrégation féminine, purement hospitalière à l'origine, les Filles de la Sagesse, qui étendra très vite son activité à l'enseignement des enfants pauvres.

De son côté, il poursuit une prédication itinérante dans l'ouest de la France qui s'avère efficace.

Pour confirmer ces résultats, il décide, en 1705, de réunir, au sein d'une Compagnie de Marie, des prêtres et des catéchistes, dûment formés. Son activité missionnaire lui vaut d'être nommé, par Clément XI, missionnaire apostolique pour la France. Après sa mort, ce noyau se développera en deux directions : la Compagnie de Marie, congrégation religieuse de missionnaires ruraux (Pères Montfortains) et la Congrégation enseignante des Frères du Saint-Esprit (devenus Frères de l'instruction chrétienne de Saint-Gabriel au XIXe siècle).

Il meurt à 43 ans, épuisé par la fatigue et les pénitences, à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), où il avait établi le foyer de ses activités, et où le pape Jean-Paul II est venu en pèlerinage, en septembre 1996. Il a été canonisé en 1947.

NOTRE DAME DE L'AFRIQUE

Si la fête de Notre-Dame d’Afrique a été initiée en Afrique du Nord et si elle est méconnue en dehors, elle constitue en fait une journée de grâce pour tous les Africains.

Le sanctuaire Notre-Dame d'Afrique (Alger)

En 1840, Mgr Dupuch, premier évêque d’Alger, reçu des religieuses du Sacré-Cœur la copie d’une Statue de la Vierge Marie qui avait attiré son attention. N’étant pas parvenu à la mettre en valeur là où il le pensait, la statue fut confiée aux Sœurs du Sacré Cœur de Mustapha d'Alger puis aux Trappistes de Staouéli qui en firent la « gardienne » de leur monastère. Lorsqu’en 1855, Mgr. Pavy, second évêque d’Alger, envisagea de construire un sanctuaire sur l’emplacement escarpé d’un petit oratoire où les fidèles venaient prier en nombre de plus en plus important « Notre-Dame du Ravin », à la demande des religieuses, il vient récupérer à la trappe la statue : « Vous avez fait de cette madone la gardienne de votre maison, je viens vous la demander pour en faire la Reine de l'Afrique ». Les travaux de construction du sanctuaire la Basilique commencèrent le 2 février 1858. L'édifice fut consacré le 2 juillet 1872 par  l’évêque suivant, le Cardinal Lavigerie, fondateur de la Société des Missions Africaines (dit Pères Blancs) et des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique (dites Sœurs blanches). C'est en mai 1873 que Mgr Lavigerie entreprit le transfert de la statue de Marie tout en demandant à Pie IX la faveur du couronnement de la statue et l'érection de l'église en Basilique. La requête fut agréée et la cérémonie fixée au 30 avril 1876, date retenue pour célébrer Notre Dame d'Afrique sur tout le continent. En érigeant l’église comme basilique, il s’agissait notamment de mettre en valeur la tradition ancienne de la présence et du rayonnement de l’Eglise en Afrique (il suffit de penser aux grandes figures africaines de l’Eglise : saint Cyprien de Carthage, Tertullien, saint Augustin, etc.). A dater de ce jour, l'église prit le titre de Basilique de Notre Dame d'Afrique. Chaque année, se célébrait la fête de Notre Dame d'Afrique.
Dans l'histoire du culte marial en Algérie, la consécration de l'Afrique à Notre-Dame, par sa basilique d'Alger, occupe une position centrale. La basilique elle-même n'a pas été islamisée ; on y célèbre la messe et elle continue de recevoir, plus encore, que jadis, des musulmans respectueux et recueillis, pas seulement des femmes. Son accès a été facilité récemment par un téléphérique destiné à desservir le quartier. Au-dessus de l'abside la prière demeure, en bandeau de grandes capitales: «Notre-Dame d'Afrique priez pour nous et pour les musulmans».

Le sanctuaire Notre Dame d’Afrique, mère de toute grâce (Abidjan)

Le sanctuaire marial d’Abidjan, « Notre Dame d’Afrique, mère de toute grâce », doit sa création au désir longtemps exprimé de l’Archevêque d’Abidjan, son Eminence le Cardinal Bernard Yago. En mai 1980, à la fin de son premier voyage missionnaire sur le continent africain, le Pape Jean-Paul II a voulu encourager ce projet et renouveler, en même temps, la consécration de l’Afrique à la Vierge Marie. Consacré solennellement, le dimanche 1er février 1987, par le Cardinal Yago, entouré des Cardinaux Zoungrana et Malula, de tous les évêques de Côte d’Ivoire, de nombreux prêtres et de 10.000 pèlerins, le Sanctuaire Marial a bénéficié très vite des grâces de l’Année Mariale.
Le Sanctuaire Marial a déjà sa petite histoire: celle d'être le Sanctuaire dont un Pape aura béni la première pierre et « suggéré » l'appellation. En mai 1980, le pape Jean-Paul II visite la Côte d'Ivoire pour la première fois et bénit à cette occasion, la première pierre de la future cathédrale Saint-Paul et celle du futur Sanctuaire Marial. Il propose même d'appeler celui-ci « Notre Dame d'Afrique », voulant ainsi, au terme de sa première visite sur le continent, consacrer l'Afrique à la Vierge Marie . Pour quoi ce titre ? Depuis la consécration de la Basilique d'Alger, le 2 juillet 1872, Notre-Dame d'Afrique veille sur le continent et accompagne les efforts de tous les missionnaires pour faire connaître Jésus Christ, le Sauveur de tous les hommes. A l'appellation suggérée par le Pape, « Notre-Dame d'Afrique », le Cardinal YAGO a voulu ajouter celle de « Mère de toute grâce ».

 Jean-Paul, Abidjan, 11 mai 1980 :
Je suis particulièrement heureux de bénir aussi, en même temps que la première pierre de votre future cathédrale, la première pierre de l’église qui sera bâtie sous le patronage de Notre-Dame d’Afrique. Rencontre profondément éclairante! D’un côté, l’Apôtre des Nations, qui n’a vécu que pour annoncer l’évangile, et de l’autre la Vierge Marie, qui conservait dans son cœur les mystères de la vie de son Fils, et qui demeure, dans tous les siècles et pour toute l’Église, comme nous en ferons encore mémoire dans quelques jours, l’exemple de la prière ardente dans l’attente de la venue de l’Esprit Saint. Ce n’est donc point sans des raisons spirituelles très profondes que les premiers missionnaires qui sont venus dans vos pays consacraient dès leur arrivée le champ de leur apostolat au Cœur Immaculé de Marie. Ce Cœur est en effet le symbole de la proximité divine, de l’amour de Dieu pour notre pauvre humanité et de l’amour qu’elle peut lui rendre par la fidélité à sa grâce. La dévotion de ces missionnaires à la Vierge, leur confiance en elle, était donc étroitement liées à l’accomplissement de leur mission apostolique: faire connaître et aimer le Christ, “né de la Vierge Marie”.
C’est pourquoi, frères vénérés, chers fils et chères filles, j’éprouve une joie spirituelle profonde à renouveler en quelque sorte, parmi vous et en votre nom, le geste de ceux qui étaient venus, le cœur plein d’amour pour Dieu et pour leurs frères d’Afrique, apporter l’Évangile du salut. En confiant l’Afrique à la Vierge Immaculée, nous la mettons sous la protection de la Mère du Sauveur. Comment notre espérance pourrait-elle être déçue? Comment, lorsque vous l’invoquerez avec ferveur dans cette église et dans toutes celles de vos pays, ne vous conduirait-elle pas vers son divin Fils, vers la plénitude de son amour?

NOTRE DAME DU LIBAN

Notre-Dame du Liban est le vocale par lequel la Vierge-MarieMère de Dieu, est invoquée comme patronne, protectrice et reine du Liban. Cette dévotion a son origine au début du XXe siècle, lorsque pour commémorer le 50e anniversaire de la proclamation (en 1854) du dogme de l’Immaculée conception, le patriarche de l’Église maronite fait construire un sanctuaire sur le rocher d’Harissa (district de Kesrouan), au nord de Beyrouth, surmonté d’une statue de la Vierge Marie qui à cette occasion reçoit le titre de ‘Notre-Dame du Liban’.

Le 10 mai 1908, lors de la célébration inaugurale de la Divine liturgie, et entouré des tous les évêques du Liban, le patriarche maronite Elias Hoyek consacre le Liban à la Vierge-Marie en s’adressant en ces termes : « Oh Marie, reine des montagnes et des mers, et reine de notre cher Liban… ». Par la même occasion le patriarche fixe, pour l’Église maronite, au premier dimanche du mois de mai la fête liturgique annuelle de Notre-Dame du Liban.

Très rapidement l’endroit devient un lieu important de pèlerinages et visites touristiques. Surtout durant le mois de mai. Chrétiens comme musulmans se confient à Notre-Dame du Liban, protectrice du pays. A la fin du XXe siècle une vaste église est édifiée, à côté de la chapelle-sanctuaire, pour permettre de mieux recevoir les visiteurs. Elle est bientôt érigée en basilique mineure.

NOTRE DAME DE FATIMA

Lúcia de Jesus dos Santos est née le 22 mars 1907 à Fátima, elle a donc dix ans. Son cousin Francisco Marto, né le 11 juin 1908, a neuf ans. Et Jacinta, sœur de François, née le 11 mars 1910, en a juste sept. Pour aider leurs parents, ils participent à l'activité familiale en gardant les troupeaux de moutons dans les alentours du hameau, et en particulier au lieu-dit Cova de Iria.

L’ange du Portugal

Au cours de l'année 1915, Lucie et deux de ses amies voient « une figure semblable à une statue de neige, que les rayons du soleil rendaient un peu transparente », « ayant forme humaine ». De retour au village, racontant leur aventure, leur entourage se moque d'elles.

Au printemps 1916, Lucie, François et Jacinthe revoient le même personnage qui leur dit: « Ne craignez rien ! Je suis l'Ange de la Paix. Priez avec moi ! ». S'agenouillant, l'ange baissa la tête et leur enseigna une prière: « Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne vous aiment pas ». Il fit trois fois cette prière, puis, levant la tête il dit : « Priez ainsi. Les cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications. »

 L'ange leur apparaît une nouvelle fois l'été suivant et se présente comme « l'Ange du Portugal » puis une dernière fois au début de l'automne. Cette dernière apparition s'accompagne d'une théophanie eucharistique et d'une communion miraculeuse. L'ange donna la communion aux enfants après avoir récité une prière « en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences » qui offensent Jésus présent dans le tabernacle.

1ère apparition : 13 mai 1917

Le 13 mai 1917, vers midi, « une Dame toute vêtue de blanc » apparaît aux trois petits bergers dans un petit chêne vert et, s'adressant à Lucie, leur demande de venir le mois suivant, à cette même heure. Elle ajoute ensuite : « Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix dans le monde et la fin de la guerre. »

Jacinthe, oubliant sa promesse de discrétion, en parle à ses parents. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre au sein du village mais la réaction est plutôt à la méfiance. Le curé interroge Lucie, et n'est pas du tout convaincu. Dans son rapport à l'évêque de Leiria il écrit : « Il faut se tenir résolument à l'écart de cela. »

2ème apparition : 13 juin 1917

Le mois suivant, les enfants, accompagnés de quelques dizaines de personnes venues « pour voir », sont au rendez-vous. Le groupe récite le chapelet lorsque l'apparition se présente à nouveau, et, dans sa conversation avec Lucie, insiste sur l'importance de la prière, recommande la dévotion au « cœur immaculée de Marie » et annonce la mort prochaine de ses cousins à Lucie : « J'emmènerai bientôt Francisco et Jacinta au ciel, mais toi tu resteras encore ici quelque temps, Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer. » Elle demande aussi à la jeune Lucie d'apprendre à lire et à écrire afin de mieux rapporter sa parole auprès des hommes.

Seuls les trois enfants voient l'apparition : les témoins ne voient ni lumière, ni la Vierge, ni ne l'entendent. Mais ils témoignent avoir vu le petit arbre, sur lequel se tenait l'apparition, ployé comme s'il portait un poids, brutalement allégé lors du départ de la Vierge. Ils témoignent aussi avoir entendu un son et vu un sillage lors du départ de l'apparition.

3ème apparition : 13 juillet 1917

.

Le vendredi 13 juillet, la « dame en blanc » apparaît devant Lucia et ses cousins comme les autres fois, environ 4 000 personnes assistent à l'événement, bien que ne voyant rien eux-mêmes : Lucie, Jacinta et François sont toujours les seuls à percevoir la « dame en blanc », les fidèles ne constatent que des faits inhabituels, tels des éclairs, un halo de lumière ou un vent soudain.

Elle s'adresse, comme à chaque apparition à Lucie : « Je veux que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la fin de la guerre et la paix du monde. »

C'est au cours de cette manifestation que l'apparition aurait confié un secret aux enfants. Cette partie du message de Fátima ne sera dévoilée qu'en 1942, pour les deux premières parties, et c'est en 2000 que le Vatican divulguera la troisième partie du secret.

4ème apparition : 19 août 1917

Le 10 août, l'administrateur du canton, Arthur d'Oliveira Santos, connu pour son anticléricalisme, demande à voir les « voyants » et les interroge sans succès. Le 13 août, il fait enfermer Lucie et ses deux cousins pour trouble à l'ordre public. Il souhaite connaître les secrets que la Vierge Marie a révélés aux enfants et va jusqu'à les menacer de mort pour les faire parler, mais en vain, ils gardent leur secret. C'est à regret que l'administrateur les relâche le 15 août.

Quelque 18 000 personnes sont au rendez-vous du 13, en l'absence des enfants, et assistent à quelques phénomènes déjà vus lors des précédentes apparitions. Mais les enfants ne sont pas là.

Le dimanche 19 août, alors que les enfants font paître leurs troupeaux sur la Cova da Iria, la Vierge leur apparaît, leur demande de prier pour les âmes pécheresses et leur promet un miracle « afin que tous croient ».

5ème apparition : 13 septembre 1917

Pour la cinquième apparition, le 13 septembre, environ 30 000 fidèles se prosternent devant les messagers de la Vierge Marie, Lucie, Jacinta et Francois, implorant leur secours pour obtenir la guérison des malades. C'est à ce moment-là que l'apparition annonce pour le mois suivant, la « venue du Seigneur, de Notre-Dame du Carmel et de saint Joseph avec l'Enfant-Jésus ».

6ème apparition : 13 octobre 1917

Le 13 octobre 1917, il pleut à torrent sur la Cova da Iria, et une foule d'environ 50 000 personnes récite le chapelet. À midi, heure solaire, l'apparition se présente alors à Lucie comme étant Notre-Dame du Rosaire et lui demande de faire bâtir une chapelle en son honneur. Elle annonce la fin proche de la guerre. Elle demande aussi la conversion des pécheurs.

Alors que Notre-Dame du Rosaire s'élève vers le ciel, la pluie s'arrête et le soleil revient dans un ciel bleu. Les témoins peuvent regarder le soleil directement, ils le voient se mettre à tourner sur lui-même, lançant des faisceaux de lumière de différentes couleurs. Le soleil paraît même s'approcher de la terre, inquiétant la foule. Puis après dix minutes, tout redevient normal.

Le soleil « lançait des faisceaux de lumière, d'un côté et de l'autre, et peignait tout de différentes couleurs : les arbres, les gens, le sol, l'air ». Le soleil tournoya ensuite, « à un certain moment, le soleil s'arrêta, et puis recommença à danser, à tournoyer; il s'arrêta encore une fois, et se remit encore une fois à danser, jusqu'au moment, enfin, où il parut se détacher du ciel, et s'avancer sur nous. Ce fut un instant terrible ! » Il y eut des témoins jusqu'à cinq kilomètres à la ronde, et pourtant l'observatoire astronomique n'a rien relevé de particulier à ce moment-là.

Pendant ces phénomènes cosmiques, les enfants voient quant à eux les trois apparitions promises : la Sainte Famille, puis Notre-Dame des Sept-Douleurs accompagnée du Christ et enfin Notre Dame du Mont-Carmel.

NOTRE DAME DE L'EPINE

Arras, 21 mai 1105. La population de la ville est atteinte du redoutable "Mal des Ardents". 

La Vierge apparaît à deux ménestrels : Itier qui vivait dans le Brabant et Norman qui vivait dans le château de Saint Pol. 
Iter et Norman se vouaient une haine mortelle car Norman avait tué le frère d'Itier. 

Une nuit, ils firent tous deux le même rêve : la Vierge Marie vêtue de blanc, leur apparut et leur dit de se rendre en la cathédrale d'Arras. 

Norman, venant de moins loin, y fut le premier arrivé à la cathédrale d'Arras. Il vit tous les malades qui se réfugiaient là, puis il alla raconter à l'évêque le rêve qu'il avait fait, mais Lambert de Guines (évêque d'Arras) crut qu'il voulait se moquer de lui et le renvoya. Itier arriva le lendemain et alla trouver l'évêque. Quand l'évêque Lambert de Guines lui dit que Norman était venu lui conter le même songe, Itier demanda où il se trouvait, car il voulait le tuer sur le champ pour venger son frère. Lambert comprit alors que Marie lui avait envoyé ces deux hommes pour qu'il les réconcilie. Il parla donc à chacun séparément, puis il les mit en présence l'un de l'autre, leur demanda de se donner le baiser de la paix et de passer la nuit en prière dans la cathédrale.

Le 28 mai 1105, au premier chant du coq, Marie leur apparut et leur donna un cierge allumé, leur demandant de faire couler la cire de ce cierge dans l'eau du bénitier, puis de la donner à boire aux malades et d'en verser sur leurs plaies. Tous ceux qui y crurent furent guéris.

La "Sainte Chandelle" sera honorée à Arras jusqu'à la Révolution Française...

A la suite du miracle, une confrérie des jongleurs de Notre-Dame des Ardents s'organise à Arras et des gouttes de la chandelle miraculeuse sont distribuées et conservées dans des "custodes" (reliquaires en argent, en forme de cierge), véritables "joyaux". C'est pourquoi Notre-Dame des Ardents est aussi surnommée Notre-Dame du Joyel.

De nombreuses églises de Flandre et d'Artois reçurent des cierges, auxquels quelques gouttes de la sainte cire conféraient les mêmes propriétés miraculeuses. La sainte chandelle fut vénérée pendant 600 ans et, mêlée à de l'eau, elle guérissait les plaies, les inflammations, les ulcères.

En 1215, on éleva, sur la place du petit marché, une pyramide où ce cierge sacré fut déposé dans une châsse d'argent. La veille de la fête-Dieu et les 4 suivants, on allumait la sainte chandelle et on la montrait au peuple. En 1876, elle quitte la cathédrale où elle était abritée, pour la nouvelle église Notre-Dame des Ardents. Une grande procession est alors organisée, suivie de bien d’autres comme celle de 1923, année du couronnement de la Vierge. L'église Notre-Dame des Ardents, a été édifiée au milieu du XIX° siècle. Le cierge y est toujours présenté dans son écrin.
 

 

SAINTE RITA

Sainte Ritasainte des causes perdues et désespérées, vécut de 1381 à 1457.

Cinq siècles plus tard sa vie continue d’inspirer des millions de personnes à travers le monde. Une vie où se côtoient phénomènes mystiques et simplicité du quotidien, une vie chargée de grandes souffrances mais vécue dans la joie « d’aimer sans compter ».

Jeune fille Rita est déjà toute tournée vers Dieu. Mariée par obligation familiale à un homme rude, elle surmonte par sa douceur et sa patience les difficultés initiales de son mariage. Elle vit dix-huit années de bonheur avec l’homme dont elle aura deux enfants. Elle a 36 ans lorsqu’il est traîtreusement assassiné. Quelques temps plus tard, elle perd ses deux enfants.

Entrée au monastère elle s’immerge dans une intense vie de prière. Son union intime au Christ crucifié se manifeste par le stigmate de l’épine. Elle accueille tous ceux qui viennent demander son aide et sa prière.

Toute la vie de Sainte Rita respire l’amour de Dieu et la confiance totale en sa Providence.

Mourante, Rita demande à sa cousine d’aller lui cueillir une rose. Bien qu’en « plein hiver » la parente trouve la rose. Cet épisode est à l’origine de l’image où l’on voit Sainte Rita répandre des roses, symbole des grâces qu’elle obtient pour ceux et celles qui font confiance en l’intercession de « la sainte des causes désespérées et des cas impossibles. »

MARIE AUXILIATRICE

Marie Auxiliatrice-Brezje (Slovénie)

A l’origine du sanctuaire, le voeu d’un soldat au temps des guerres menées en Europe par Napoléon 1er : s’il revenait sain et sauf chez lui, il réaliserait une image de la Vierge Marie. C’est pourquoi le sanctuaire est dédié à Marie «Auxiliatrice » (auxilium = aide).

NOTRE DAME DE LA BONNE NOUVELLE

D'après la tradition l'origine de Notre Dame de Bonne Nouvelle, remonte à la période des guerres de successions, en l'an 1364, Jean de Montfort, appuyé par les Anglais, à la suite d'un voeu, il remporte une victoire, lors de la terrible et sanglante bataille d'Auray. Suivant son voeu, Jean de Montfort fera alors construire un couvent de Dominicains qui sera placé sous le patronnage de Notre Dame de Bonne Nouvelle. Très rapidement, d'après le Bienheureux Yves Mahyeuc , Evêque de Rennes (1462-1541), dans le cloître de ce couvent, se trouvait alors un tableau qui miraculeux qui fut le théâtre de miracle prodigieux attirant les pèlerins en nombre important, plus tard, l'on amménagea une chapelle pour abriter l'icône, « une petite chapelle dédiée spécialement à la Sainte Vierge et établie dès le principe dans le côté méridional du cloître, communiquant avec l'église par des voûtes ouvrant sur le choeur ». Pami les pèlerins illustres qui virent prier en la chapelle Notre Dame de Bonne Nouvelle, l'on rapporte le missionnaire Dominicain, Saint Vincent Ferrier, décédé à Vannes en 1418/ et l'apôtre des régions de l'Ouest de la France, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, apôtre de Marie, fondateur des Pères de Saint Gabriel et des Filles de la Sagesse, auteur mystique, décédé en Vendée, à Saint Laurent sur Sèvres en 1716. L'un des faits marquants de l'histoire de la chapelle est la célébration des fiancailles de la Duchesse Anne de Bretagne avec le Roi de France Charles VIII, le 19 novembre 1491, qui par leur mariage, verra la Bretagne, jusque là indépendante, être rattachée définitivement à la France.

Le voeu

En 1632, alors qu'une terrible épidémie de peste sévissait dans les contrées voisines; Notre Dame de Bonne Nouvelle étendit si fortement son manteau protecteur sur la ville de Rennes, que les habitants de la ville, en reconnaissance, firent le voeu d'offrir à leur Protectrice une maquette de la ville de Rennes en argent massif. Monseigneur de Cornulier fixa la commémoration du voeu au 8 septembre 1634. Ensuite, chaque année, la célébration du voeu fut fidèlement suivie jusqu'à la révolution française, pendant laquelle le maire de Rennes décida de vendre la précieuse maquette du voeu, stoppant ainsi les célébrations.

L'incendie de 1720

L'on rapporte aussi un autre fait miraculeux qui se déroula pendant le terrible incendie, qui ravagea la ville de Rennes alors essentiellement composée de maisons de bois et de colombages qui brûlèrent, on le devine comme de la paille. Pendant cet incendie qui eût lieu le 23 décembre 1720, les habitants de Rennes virent, dans le ciel, Notre Dame de Bonne Nouvelle, comme les encourageant et les bénissant. Cet épisode est peint sur une toile que l'on peut voir en la Basilique Saint Aubin, sur la toile est ecrit: « Original du voeux fayt à Notre-Dame de Bonne Nouvelle par les habitants des Lices, Rue St Louis, Portes St Michel, Place Sainte Anne, préservée de l'incendie du 22 décembre jusqu'au trente, l'année 1720, Huguet In-Em fecit 1721. » L'on peut aussi voir un autre tableau de ce fait en la basilique Saint Sauveur, voisine.

Quelques années plus tard, à la suite d'une épidémie de cholera qui sévissait, en 1849, l'on envisagea de remettre les cérémonies au goût du jour. Le 2 août 1861, l'orfèvre de Napoléon III réalisa une nouvelle maquette du voeu que l'on peut encore voir de nos jours, et le 8 septembre suivant, l'Archevêque de Rennes, Monseigneur de Saint Marc, relança définitivement les commémorations du voeu. Depuis, chaque année, l'Archevêque de Rennes perpétue cette tradition en offrant un cierge votif à Notre Dame de Bonne Nouvelle pour la ville de Rennes. Après la démolition de l'antique chapelle de Notre Dame de Bonne Nouvelle etn la fermeture du Couvent des Dominicains, l'icône miraculeuse fut entre temps transférée dans l'actuelle Basilique voisine de Saint Aubin, dont la construction mmença à partir de 1884 pour être définitivement achevée en 1904.

Cette basilique est actuellement dénommée Basilique Notre Dame de Bonne Nouvelle en Saint Aubin, et se trouve place Sainte Anne à Rennes et conserve toujours la précieuse icône, enchâssée dans le maître autel. La Basilique Saint Aubin garde aussi la mémoire d'un illustre paroissien, le Bienheureux Marcel Callo baptisé dans cette église en 1921, Marcel Callo était jociste rennais mort en déportation en 1945 à Mathausen. Il fut béatifié en 1987, par le serviteur de Dieu Jean Paul II. L'on peut actuellement voir, dans l'une des chapelles latérales de la Basilique, la toile qui fut dévoilée à Rome, lors de la célébrations de la Béatification.

aujourd'hui

Actuellement, Notre Dame de Bonne Nouvelle, avant d'être une église paroissiale, continue à recevoir la visite et les prières des rennais (quand la Basilique est ouverte, car, hélas, elle subit le même destin que tant d'autres sanctuaires, souvent pillés et sacagés, elle est donc ouverte pratiquement que pour les heures des offices, dommage!) Des rassemblements de prières s'y tiennent autour des dates suivantes: le 17 janvier, fête de Notre Dame de Pontmain, le 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes, le 19 mars, fête du Bienheureux Marcel Callo et le 8 septembre, fête de la Nativité de Marie et commémoration du voeur.

Prions et demandons à Notre Dame de Bonne Nouvelle et au Bienheureux Marcel Callo, de faire de nous des témoins vivants de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.

NOTRE DAME DES ARDENTS

Arras, 21 mai 1105. La population de la ville est atteinte du redoutable "Mal des Ardents". 

La Vierge apparaît à deux ménestrels : Itier qui vivait dans le Brabant et Norman qui vivait dans le château de Saint Pol. 
Iter et Norman se vouaient une haine mortelle car Norman avait tué le frère d'Itier. 

Une nuit, ils firent tous deux le même rêve : la Vierge Marie vêtue de blanc, leur apparut et leur dit de se rendre en la cathédrale d'Arras. 

Norman, venant de moins loin, y fut le premier arrivé à la cathédrale d'Arras. Il vit tous les malades qui se réfugiaient là, puis il alla raconter à l'évêque le rêve qu'il avait fait, mais Lambert de Guines (évêque d'Arras) crut qu'il voulait se moquer de lui et le renvoya. Itier arriva le lendemain et alla trouver l'évêque. Quand l'évêque Lambert de Guines lui dit que Norman était venu lui conter le même songe, Itier demanda où il se trouvait, car il voulait le tuer sur le champ pour venger son frère. Lambert comprit alors que Marie lui avait envoyé ces deux hommes pour qu'il les réconcilie. Il parla donc à chacun séparément, puis il les mit en présence l'un de l'autre, leur demanda de se donner le baiser de la paix et de passer la nuit en prière dans la cathédrale.

Le 28 mai 1105, au premier chant du coq, Marie leur apparut et leur donna un cierge allumé, leur demandant de faire couler la cire de ce cierge dans l'eau du bénitier, puis de la donner à boire aux malades et d'en verser sur leurs plaies. Tous ceux qui y crurent furent guéris.

La "Sainte Chandelle" sera honorée à Arras jusqu'à la Révolution Française...

A la suite du miracle, une confrérie des jongleurs de Notre-Dame des Ardents s'organise à Arras et des gouttes de la chandelle miraculeuse sont distribuées et conservées dans des "custodes" (reliquaires en argent, en forme de cierge), véritables "joyaux". C'est pourquoi Notre-Dame des Ardents est aussi surnommée Notre-Dame du Joyel.

De nombreuses églises de Flandre et d'Artois reçurent des cierges, auxquels quelques gouttes de la sainte cire conféraient les mêmes propriétés miraculeuses. La sainte chandelle fut vénérée pendant 600 ans et, mêlée à de l'eau, elle guérissait les plaies, les inflammations, les ulcères.

En 1215, on éleva, sur la place du petit marché, une pyramide où ce cierge sacré fut déposé dans une châsse d'argent. La veille de la fête-Dieu et les 4 suivants, on allumait la sainte chandelle et on la montrait au peuple. En 1876, elle quitte la cathédrale où elle était abritée, pour la nouvelle église Notre-Dame des Ardents. Une grande procession est alors organisée, suivie de bien d’autres comme celle de 1923, année du couronnement de la Vierge. L'église Notre-Dame des Ardents, a été édifiée au milieu du XIX° siècle. Le cierge y est toujours présenté dans son écrin.
 

 

MARIE MEDIATRICE DE TOUTES GRACES

Le sanctuaire de Lipa a pour origine une manifestation de la Vierge Marie en 1948, accompagnée par une pluie de pétale de roses.

 

La manifestation de Marie et la pluie de pétales de roses

Le 12 septembre 1948, vers dix-sept heures, Teresita Castillo, novice au carmel de Lipa, se promène dans le jardin de son couvent. Soudain, elle aperçoit un arbuste dont les feuilles remuent puis elle entend une voix douce : « N’aie pas peur, ma fille. Embrasse le sol. Ce que je vais te dire, tu devras le faire pendant quinze jours consécutifs. Tu viendras me rendre visite ici. Mange un peu d’herbe. »

 

Le lundi 13 septembre 1948, à dix-sept heures, Teresita revient sur les lieux. Elle s’agenouille et récite un Ave Maria. Elle voit remuer les feuilles de l’arbuste. Soudain, elle voit une « belle dame », souriante, les mains jointes, portant un chapelet doré dans la main droite, une robe blanche, une ceinture étroite ; ses pieds nus sont posés sur un petit nuage à 50 cm du sol. « Sois fidèle et viens ici, qu’il pleuve ou que le soleil brille, entend Teresita. – Qui êtes-vous, belle dame ? – Je suis ta Mère, ma petite. »

 

Le 14 septembre 1948, la Vierge l’attend au même endroit, les bras ouverts. « Je désire que ce lieu soit béni demain. – A quelle heure ? – A l’heure à laquelle ta mère supérieure décidera. N’oublie pas les événements des prochains jours. » La Vierge bénit la religieuse puis disparaît.

 

Le lendemain, vers quinze heures, l’évêque auxiliaire de Lipa et l’aumônier du carmel bénissent les lieux. Teresita voit la Vierge les bras ouverts. « Embrasse la terre et mange un peu d’herbe. Prends un papier et un crayon, et écris ce que je vais te dire, dit l’apparition. Mes filles, je vous demande de croire en moi, et de garder ce message comme un secret entre vous. Aimez-vous les unes les autres comme de vraies sœurs. Venez souvent me rendre visite. Faites de ce lieu un endroit sacré et respecté. Cueillez les pétales. Je vous bénis toutes. » Après cette apparition, une pluie de pétales de roses est constatée par toutes les personnes présentes. […]

 

Le 16 septembre 1948, Teresita a une nouvelle apparition. La Vierge lui précise l’endroit exact où Elle désire qu’on place sa statue et lui demande de préciser à l’aumônier que cette statue sera ressemblante à celle de Notre-Dame de Lourdes. Elle demande aussi de dire à la mère supérieure de réciter le chapelet sur le lieu des apparitions les jours suivants. La Vierge bénit Teresita et disparaît.

 

Teresita voit encore la Vierge dans les jours suivants, qui lui conseille l’humilité et l’obéissance. Elle recommande à la communauté de pratiquer la simplicité et l’humilité car ce sont les vertus qu’Elle préfère. La Vierge demande que chaque sœur soit consacrée à Elle selon saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Le dimanche 26 septembre 1948, la Vierge répète ces conseils à la voyante. « Dis aux sœurs de s’aimer les unes les autres, lui dit-Elle. Je ne vous demande de faire de grandes choses comme vous souhaiteriez, car vous êtes mes petites filles. N’oubliez pas de vous consacrer à moi le 7 octobre. Soyez sages. Je suis Marie, Médiatrice de toutes les grâces. »

 

Le 3 octobre suivant, une « pluie de pétales » se produit.

 

Le vendredi 12 novembre 1948, Teresita voit la Vierge après la messe. « Les gens ne croient pas à mes paroles. Priez beaucoup, mes filles, à cause des persécutions. Priez pour les prêtres. Ce que je demande ici, c’est la même chose que j’ai demandée à Fatima. Faites pénitence pour ceux qui ne croient pas. C’est ma dernière apparition en ce lieu. »

 

Des guérisons sont évoquées.

 

Le 6 décembre 1948, un rapport officiel a été transmis à Mgr A. Verzosa, évêque de Lipa. Le prélat a béni le lieu des apparitions, a nommé une commission d’enquête et a déclaré que la Vierge était la source de la « pluie de pétales ».

 

NOTRE DAME DU SACRE COEUR

Issoudun est une ville du Berry, au centre de la France, entre Bourges et Châteauroux.

La ville, de renommée désormais internationale, a été profondément marquée par le Père Jules Chevalier, prêtre du diocèse de Bourges (1824-1907) : cet homme au cœur de feu, passionné de Dieu et des hommes, est à l’origine du pèlerinage et de 3 congrégations religieuses, dont les 5000 et quelques membres sont aujourd’hui au service de l’évangélisation dans 52 pays du monde, sur les cinq continents :  

La ville de Notre-Dame du Sacré-Cœur :

Ce titre a été donné à Marie par le Père Chevalier. Il voulait - dès avant Vatican II, qui a confirmé son intuition - montrer que Marie est “unie au mystère du Cœur de Jésus Christ” et donc unie à l’Église.

Marie nous conduit au Cœur de Jésus Christ, d’où jaillit la source vive de la tendresse de Dieu pour tous les hommes, de la justice et de la paix…

Toute l’année, Notre-Dame du Sacré-Cœur demande aux pèlerins d’Issoudun de “faire tout ce que dit son Fils” et de témoigner autour d’eux de son amour pour tous les hommes : dans l’accueil maternel de Notre-Dame du Sacré-Cœur, les pèlerins trouvent à Issoudun réconfort et espérance.  

MARIE SECOURS DES CHRETIENS

Le secours de la Mère de Dieu s'est souvent fait sentir au peuple chrétien d'une manière miraculeuse, lorsqu'il s'agit de repousser les ennemis de la religion.

 

C'est ainsi que l'importante victoire remportée par les chrétiens sur les Turcs dans le golfe de Lépante est due à l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie.

 

Pour cette raison, le saint Pontife Pie V ordonna qu'en reconnaissance, on insérerait dans les litanies de Lorette l'invocation suivante: Auxilium Christianorum, "Secours des Chrétiens".

NOTRE DAME DU BONSECOURS

L’origine de Notre-Dame de Bon Secours remonte à 1868, lorsque l’abbé Carton fonde l’asile Notre-Dame de Bon Secours. Les sœurs de Sainte-Marie, puis les sœurs Augustines depuis 1908 ont ainsi accueilli et soigné les vieillards et les orphelins.

Au fur et à mesure des années, l’asile devient progressivement un hôpital à part entière. En 1923, l’hôpital reçoit le décret de « reconnaissance d’utilité publique ».

En 1921, la Congrégation des Augustines confie à une association composée de laïcs et de religieuses le soin de les aider dans la gestion de l'hôpital. A ce jour, les religieuses Augustines de Notre Dame de Paris sont toujours présentes sur le site.

Au cours des années, l’hôpital s’agrandit et se restructure pour proposer des prestations toujours plus efficaces et notamment en direction des personnes âgées.

Aujourd’hui, Notre-Dame de Bon Secours connaît un nouveau tournant.

En 2005, informé de la fusion des hôpitaux Saint-Joseph et Saint-Michel, le Conseil d’administration décide de se joindre à cette fusion.
L’idée est de créer un groupement hospitalier complet sur le site de Saint-Joseph, en lui apportant les activités sanitaires obstétricales et gériatriques de l’association Notre Dame de Bon Secours.

La fusion, opérée sur le plan juridique au 1er janvier 2006, doit s’accompagner d’un transfert des installations sur le site de Saint-Joseph avant la fin de 2010.

Les locaux étant disponibles, l’association Notre-Dame de Bon Secours élabore unprojet de pôle médico-social, organisé en filière entre l’hôpital et la ville. 
Cette nouvelle architecture serait donc ouverte sur le quartier, ses espaces verts y seront préservés et valorisés, créant ainsi un lieu apaisant et convivial pour ses patients et leur entourage.

NOTRE DAME DE TOUS LES PEUPLES

Ida Peerdeman (1905-1996) appartient à une famille discrètement pratiquante. Elle voulait devenir maîtresse d’école : on estime que son imagination est trop faible. C’est une femme modeste et discrète.

 

Du 25 mars 1945 au 31 mai 1959, Ida Peerdeman témoigne de 56 apparitions de la Vierge.

 

Ces apparitions ont lieu dans l’appartement qu’elle partage avec ses sœurs, ou dans l’église Saint-Thomas (2 fois, les 31 mai 1955 et 1957), ou à l’endroit où l’on doit construire l’église dédiée à Notre-Dame de tous les Peuples (1 fois).

 

Le 25 mars 1945, l’apparition lui « révèle alors la date à laquelle la guerre prendra fin en Hollande (5 mai 1945). Elle me montre ensuite le chapelet en disant : “C’est grâce à ceci. Persévérez !”

Les 25 premiers messages (1945-1950) annoncent les dangers courus par l’humanité, le combat des chrétiens dans le monde actuel, l’unité de l’Eglise, l’arrivée d’une ère nouvelle. Des « prophéties » précises et détaillées annoncent la Guerre froide, la chute du régime soviétique, les combats autour de Jérusalem, les armes bactériologiques, la nature qui change elle aussi.

 

La Dame, Marie, Mère de tous les peuples

Le 11 février 1951 : « Je suis la Dame, Marie, Mère de tous les peuples. »

Ce jour-là, Ida reçoit la prière qu’elle est chargée de diffuser :

« Prie devant la Croix : “Seigneur Jésus-Christ, Fils du Père, envoie à présent Ton Esprit sur la terre. Fais habiter l’Esprit-Saint dans les cœurs de tous les peuples afin qu’ils soient préservés de la corruption, des calamités et de la guerre. Que la Dame de tous les Peuples, qui fut un jour Marie, soit notre Avocate. Amen.” »

 

L’image

L’apparition demande à Ida de bien mémoriser ce qu’elle voit afin d’en faire réaliser une image fidèle : « Elle dit : “Vois mon image, et regarde-la bien.” Puis elle fait un geste comme pour me dire : “Touche”. Il m’est véritablement donné de toucher le contour de sa personne, mais je la sens comme quelque chose d’immatériel [...]. Par moments, j’ai l’impression qu’elle est un être humain, à d’autres non » (4 mars 1951).

 

La demande d’un dogme

La Vierge demande que l’Eglise proclame un nouveau dogme : Mère Corédemptrice, Médiatrice et Avocate (1er avril 1951). Le 29 avril suivant : « Je te le répète : l’Eglise, Rome, va en conduire le cours et en assumer le combat [...]. Mon intention et la mission que je te donne n’est rien d’autre que de pousser l’Eglise et les théologiens à s’engager dans cette lutte. »

Le 10 mai 1953, l’apparition prie Ida d’insister auprès du pape pour que ce dogme soit proclamé rapidement.

Le 31 mai 1959, Ida voit la Vierge pour la dernière fois, « dans toute sa gloire », puis le Christ dans une lumière éclatante.

NOTRE DAME DES MISSIONS

L’institut missionnaire notre Dame des Missions est fondé à Lyon en 1861, sous l'impulsion des Pères maristes et sous la direction d´Euphrasie Barbier. La congrégation de Notre Dame des Missions envoie ses premières missionnaires en Nouvelle-Zélande (Napier en 1864 et Christchurch en 1867) et dans les îles de l'Océanie Centrale (SamoaFutunaWallisTonga).

Les œuvres d'éducation: écoles, orphelinats, crèches se développent en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en Australie (1897), au Canada (1898). De Chittagong (1883), comme centre, des implantations se multiplient pour former, en 1920, la province indienne. Plusieurs missions sont établies en Indochine à partir de 1924. L'effectif global de la congrégation qui s'élevait à 850 membres en 1938, atteint un plafond en 1966-1972, avec un total de 1 243 membres.

Malgré des signes de décroissance numérique en Europe, de nouveaux territoires de mission se sont ouverts au lendemain du Concile Vatican II : le Kenya, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Pérou, laBolivieSamoa et le Sénégal. En 1997, la Congrégation de Notre Dame des Missions compte un millier de membres (827 professes perpétuelles, 101 professes temporaires, 45 novices, 28 postulantes) réparties en 214 maisons, groupées en 8 provinces et 7 territoires de mission) et est implantée dans 19 pays, avec une plus forte concentration en Asie du Sud-Est : BangladeshIndeBirmanie,VietnamPhilippines. Les secteurs d’activité se sont diversifiés: enseignement, catéchèse, catéchuménat, éducation sanitaire et sociale, pastorale.

Aujourd'hui cette congrégation n'est plus francophone et la majorité de ses documents sont en anglais, la plupart de ses vocations francophones se sont taries.

NOTRE DAME DU SAINT SACREMENT

Nous invoquons Marie sous le titre 'Notre-Dame du très Saint-Sacrement', car Marie est la Mère du Sauveur, qui vit en l'Eucharistie; Marie est la souveraine dispensatrice de ce Sacrement et des grâces qu'il renferme; Marie, en pratiquant la première les devoirs de la vie eucharistique, nous enseigne, par son exemple, à bien assister à la messe, à bien communier et à visiter souvent et pieusement le Très Saint-Sacrement. Adorez Notre-Seigneur en la société de la sainte Vierge. Je ne dis pas: Demeurez en elle: non, Jésus est là devant vous pour que vous vous adressiez directement à lui; mais faites-le avec Marie... Ainsi, vous découvrirez l'union si parfaite de ces deux coeurs, celui de Jésus et celui de Marie, perdus en un seul amour et une seule vie" (St. Pierre-Julien Eymard)

Marie est la cause originelle, radicale de l'Eucharistie; notre amour est satisfait; car en recevant le corps de Jésus, nous recevons la substance de Marie qui en est le premier fondement. Le P. de Machault, aussi savant que pieux, part de ces principes pour nous dire, dans sa foi ardente: que l'Eucharistie est la relique de Marie la plus authentique et la plus précieuse que la terre possède.

« Jésus est la fleur qui s'épanouit sur la tige de Jessé: si vous voulez cueillir cette fleur bénie, penchez par vos prières la branche qui la porte, et ne cherchez Jésus-Eucharistie que sur le sein virginal de Marie. »

SAINT ANTOINE

Antoine de Padoue (1195 - 13 juin 1231) est un saint catholique romain (fête le 13 juin), docteur de l'Église, surnommé aussi « le Thaumaturge ».

Fernando di Buglione naquit vers 1195 à Lisbonne, dans une famille noble et militaire. Il suivit des études brillantes chez les chanoines Réguliers de saint Augustin à Saint-Vincent da Fora puis au monastère de Sainte-Croix de Coimbra, un important centre d'études et de vie religieuse, où il fut ordonné prêtre.

En 1220, les restes d'un groupe de Franciscains martyrs furent ramenés du Maroc. Cet événement le conduisit à joindre l'ordre de François d'Assise, où il reçut le prénom Antoine. Il partit en mission, à sa demande, au Maroc mais dut être rapatrié en Europe dès 1221 pour des problèmes de santé. Son bateau fut dévié par les vents sur la côte de Sicile où il rencontra les frères de Messine et se rendit avec eux au Chapitre général en 1221, et passa ensuite près d'un an en retraite au couvent de Montepaolo, pratiquement isolé du reste de la communauté.

En 1222, lors de l'ordination de plusieurs franciscains, il dut prendre la parole et montra un grand talent d'orateur et d'érudit. François d'Assise l'envoya alors prêcher en Italie et en France. Il prêcha et enseigna la théologie en Italie, notamment à Bologne, puis alla s'établir dans le sud de la France entre autre à Toulouse et Montpellier. Antoine connaissait très bien la théologie et ses prédications rencontrèrent un succès important, favorisant la conversion de nombreux hérétiques. Il fonda un monastère à Brive, où il fit de nombreuses conversions.

En 1226, il est custode de Limoges et en 1227, après la mort de François d'Assise, il est Provincial d'Italie du nord, tout en continuant ses prêches et ses controverses avec les Albigeois. En 1230, au chapitre, il renonce sa charge de ministre provincial. Il fut envoyé à Rome où il fut un conseiller de Grégoire IX dans le problème de la validité du Testament de François d'Assise.

En 1231, il fut envoyé à Padoue où il poursuivit ses prêches durant le Carême mais il meurt d'épuisement le 13 juin suivant à Arcelle, près de Padoue.

Il fut canonisé le 30 mai 1232 par le pape Grégoire IX. Le culte de saint Antoine de Padoue se répandit surtout aux XVe et XVIe siècles. Il devint le saint national du Portugal, dont les explorateurs le firent connaître du monde entier. Il est ainsi le patron des marins, des naufragés et des prisonniers.

À partir du XVIIe siècle, saint Antoine de Padoue fut également invoqué pour retrouver les objets perdus, puis pour recouvrer la santé, et enfin pour exaucer un vœu. L'idée d'invoquer saint Antoine pour retrouver les objets perdus vient du fait qu'un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre.

De nombreux épisodes surnaturels lui sont attribués, comme d'avoir tenu une nuit l'Enfant Jésus dans ses bras.

François d'Assise lui a écrit une lettre l'autorisant l'enseignement aux frères de la sainte théologie dans certaines conditions.

St. Antoine de Padoue à VienneAu Moyen Âge, les représentations de saint Antoine de Padoue sont assez rares, mais elles deviennent très courantes à partir du XIVe siècle. La plupart des églises comptent aujourd'hui une statue de lui. Il est généralement représenté comme un homme chétif, vêtu de la bure franciscaine nouée par une cordelière à trois nœuds.

On le représente souvent prêchant aux foules ou aux poissons, en discussion avec saint François, guérissant des malades, remettant en place la jambe qu'un homme s'était coupée en signe de pénitence, faisant s'agenouiller une mule devant le Saint Sacrement pour convaincre un Juif qui doutait de la présence de Dieu dans l'hostie, ou encore assistant à l'apparition de la Vierge Marie et de l'Enfant Jésus (assis ou debout sur un livre).

Ses principaux attributs sont la bure franciscaine, l'Enfant Jésus, une mule, un livre, des poissons, un cœur enflammé, un lys.

NB :

Quand je perds un objet je fais appel à St Antoine et ça marche toujours. Et pourquoi pas pour vous ? Essayez.

 

SACRE COEUR DE JESUS

La dévotion au Sacré-Coeur a un double objet, l’un sensible et corporel, l’autre invisible et spirituel. L’objet sensible est le Coeur corporel de Jésus uni a sa divinité. L’objet spirituel est la charité du Christ, son amour pour les hommes dont il a témoigné dans la passion et l’Eucharistie. L’objet total représente le Coeur de Jésus, considéré comme le symbole de sa charité, il est à la fois le coeur d’un Dieu et le coeur d‘un homme ; l’amour divin et incréé du Fils et son amour humain et créé.

La dévotion au Sacré-Coeur implique la croyance au mystère de l’Incarnation, renouvelle symboliquement la mémoire de ce divin amour par lequel le fils de Dieu s’est revêtu de la nature humaine. La mort du Christ sur la Croix coïncide pratiquement avec le don de l’Esprit saint - " Il remit l’Esprit " - et avec le don de la vie en plénitude, dans l’eau et le sang qui jaillirent du côté transpercé. Par sa mort le Christ a donné sa vie au monde. L’effusion du sang et de l’eau exprime symboliquement le mystère pascal, le passage de la mort à la vie. L’eau symbolise la résurrection, la vie dans l’Esprit, les sacrements de l’Eglise; le sang est signe du salut.

Mais le Coeur demeure fondamentalement le symbole de l’Amour, du don libre de soi. C’est un amour blessé, miséricordieux qui s’exprime à travers l’épisode de la transfixion. Cet amour va jusqu’au sacrifice, au don de soi. Le Coeur transpercé manifeste l’éternelle ouverture du Coeur de Dieu, sa contemplation conduit dans les profondeurs du mystère du salut, dans l’union intime avec le Christ. Dans les formules: " Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes ", ce " Coeur humainement divin et divinement humain  " (Cardinal de Bérulle) le Sacré-Coeur s’offre à tous ceux qui voudront aller à lui, dans l’acceptation des peines de Ia vie.

La dévotion au Sacré-Coeur commence au Calvaire où le divin Coeur, percé par la lance de Longin, laisse échapper du sang et de l’eau, l’eau pour se laver, le sang pour racheter les hommes. " On ne peut témoigner une plus grande affection que de donner sa vie pour ceux qu’on aime " écrit saint Jean (XV, I3). C’est de ce coeur que " I’Eglise est sortie toute rayonnante de beauté ", déclare saint Cyprien, évêque de Carthage, martyr sous Valérien en 258. Pour saint Augustin (354-430) : " Le côté fut ouvert, c’est-à-dire que la porte de Vie s’ouvrit, d’où s’épanchèrent sur le monde les sacrements et toutes les grâces. " 
 

NOTRE DAME DU CAP

Les Catholiques français ont commencé à arriver en grand nombre au Canada au début du XVIIe siècle. Ils croyaient qu'ils avaient bénéficié de la protection de Notre-Dame pendant le long voyage en mer dans l'Atlantique orageux, si naturellement ils priaient pour son aide, eux qui ont fait leurs maisons dans un nouveau pays.

Trois-Rivières était un petit port de commerce consacré à l'Immaculée Conception de la Compagnie de Jésus en 1634. Alors que le commerce a augmenté, le règlement original divisé et la partie la plus récente a été nommé Cap de la Madeleine. Le premier curé de la paroisse, le père Jacques Buteux, a été assassiné lors d'un raid par les Iroquois en 1652.

C'est à cette époque Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières, a construit une église et mis en place un petit sanctuaire à la Vierge, qui est devenu en 1694 le centre d'une branche locale de la Confrérie du Saint-Rosaire. La population a augmenté et une plus grande église a été construite en 1720, mais la chapelle en bois a ensuite été commémorée par une petite réplique mis en place en 1940 et dédiée à Notre-Dame de la Paix.

En 1855, un bienfaiteur anonyme a fourni une énorme statue de Notre-Dame en l'honneur de la récente promulgation de la doctrine de l'Immaculée Conception. Cette statue est maintenant le centre du Cap de la Madeleine, l'église Notre-Dame du Cap, Reine du Très Saint Rosaire, sanctuaire national du Canada. C’est une figure de la Vierge debout pieds nus, foulant la tête d'un serpent dans l'accomplissement de la prophétie de l'Ancien Testament «Tu écraseras la tête du serpent» et de la promesse que Dieu «vaincre finalement Satan sous nos pieds». 

LE PORC ET LE ROSAIRE

Mais dans le milieu du XIXe siècle, il y avait l'apathie et la mollesse à Cap de la Madeleine. Quand le Père Desilets allait à l'église, le jour de l'Ascension 1867 sa congrégation se composait d'un cochon solitaire dans la chapelle de la Vierge, de mâcher un chapelet! Le prêtre ensuite prêchait avec véhémence sur le thème «Le cochon et le Rosaire", et très vite la congrégation a augmenté.

La construction d’une église plus grande était maintenant nécessaire, pour laquelle la pierre a dû être amenée en hiver dans une carrière de l'autre côté du fleuve Saint-Laurent. Normalement, cela aurait été facilement accompli en utilisant des traîneaux sur la glace, mais l'hiver de 1879 a été doux et la rivière ne gèle. Le bâtiment a été mis à l'arrêt.

Père Desilets priait à Notre-Dame pour un pont de glace. Bien que l'hiver a presque disparu ----- c'était ----- mi-Mars, une violente tempête de glace a soufflé, et a formé un pont. En action de grâce, le Père Desilets a conservé l'ancienne chapelle à côté de la nouvelle église ; et l'autel désignait «Notre-Dame du Rosaire".

LA STATUE ouvre les yeux

La chapelle de la Vierge restaurée a été consacrée le 22 Juin 1888. Ce soir-là un homme boiteux appelé Pierre Lacroix a été introduit dans la chapelle de l'abbé Desilets et le Père Frédéric. Les trois hommes ont connu une apparition étonnante centrée sur la statue de Notre-Dame. "Elle leva les yeux!" Père Desilets rapportait plus tard. "Elle le regarda en face d'elle comme si elle regardait vers l'extérieur dans la distance. Son visage était sévère et plutôt triste."

Les trois hommes ont prêté serment que ce qu'ils avaient vu était vraiment eu lieu, et leur déclaration est stockée sur un parchemin dans la bibliothèque du sanctuaire jusqu'à ce jour. Le témoignage de Pierre Lacroix se lit comme suit:

« Je suis entré dans le sanctuaire, vers sept heures du soir, accompagné du vicaire général Luc Desilets et du Révérend Père Frédéric. Je marchais entre les deux, aidé par eux. Après avoir prié pendant un certain temps, je levai les yeux vers la statue de la Sainte Vierge qui avait le regard directement vers moi. Comme je l'ai fait, j'ai vu plus distinctement la statue avec ses yeux grands ouverts d'une manière plus naturelle. C'était comme si elle regardait par-dessus nos têtes à Trois-Rivières.

J'ai examiné attentivement la situation sans rien dire. Puis Desilets vicaire général, laissant sa place à ma droite, se dirigea vers le Père Frédéric et je l'ai entendu dire: «Ne voyez-vous?"

"Oui dit le père Frédéric, « la statue a les yeux ouverts, n'est-ce pas? Mais cela peut-il être vrai? "

Je leur ai alors dit que j'avais vu la même chose. Et je fais cette déclaration solennelle en toute conscience et sachant qu'elle a le même effet que si elle était faite sous serment. »

Le témoignage de Pierre Lacroix a été contre-signé par le Père Desilets.

Après le miracle du pont de glace et l'apparition de la statue, les pèlerins ont commencé à converger sur le Cap de la Madeleine de partout au Canada. Leur nombre augmentait d'année en année. Père Frédéric a immédiatement commencé une mission de prêcher le nom de la Sainte Vierge dans tout le pays, et en 1902 il a encouragé l'évêque diocésain pour installer les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée pour superviser les pèlerinages et à être les gardiens du sanctuaire.

LA MADONE couronnée AU CANADA

Le sanctuaire de Notre-Dame du Cap de la Madeleine est l'un des plus beaux de toutes les églises du monde dédiées à la Sainte Vierge. Il est situé dans deux magnifiques jardins: le jardin du Rosaire et le jardin du Chemin de la Sainte Croix. Le pont qui relie les deux est suspendu à des chaînes qui représentent des perles du chapelet. La dernière station de la Croix est conçue pour ressembler à l'Eglise du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Or la couronne de la statue était un cadeau des Franciscains en 1904, et le chapelet qu'elle tient est fabriqué à partir de bois provenant des oliviers dans le jardin de Gethsémani. [Le chapelet n'est pas à l'image de la statue que nous avons.] Certains de ces arbres ont au moins deux mille ans et ont donc dû être à Gethsémani, dans la nuit, lorsque Notre Seigneur a été trahi et emmené pour être crucifié.

Au fil des ans le sanctuaire national du Canada a considérablement élargi ses fonctions de missionnaire. Le Cénacle de la Reine des Apôtres a été ouvert en 1937 comme une maison de retraite visité par des milliers de pèlerins chaque année. Un journal est consacré aux homélies et méditations sur la personne de Notre-Dame et à faire connaître le sanctuaire. D'abord publié en 1892, il dispose désormais d'un tirage de plus de soixante-dix mille. Ces derniers temps, le sanctuaire a été considérablement étendu et désigné une basilique, elle reçoit plus d'un million de pèlerins chaque année. 

 La statue de Notre-Dame du Saint-Rosaire a été couronnée sous l'autorité du pape Pie X en 1904 et à nouveau sous l'autorité du pape Pie XII: c'est la seule Vierge couronnée au Canada. Le Pape Jean Paul II a fait son pèlerinage personnel le 10 Septembre 1984.

En 1988, le centenaire de l'apparition, le Père Frédéric, l'un des premiers visionnaires, a été béatifié. Beaucoup de remèdes et les comptes de bénédictions spirituelles ont été attestés au nom de la Vierge qui a ouvert les yeux.

SAINT JEAN BAPTISTE

Jean le Baptiste est un personnage de la tradition chrétienne connu sous le nom de saint Jean-Baptiste et de la tradition musulmane sous celui de Yahyâ. Il fut prédicateur en Judée au temps de Jésus de Nazareth. Le personnage de Jean Baptiste est très important dans les Évangiles. L’historien juif Flavius Josèphe fait une mention de « Jean surnommé baptiste » un petit peu moins développée que celle des évangiles. Les Actes des Apôtres en parlent très brièvement.

Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth et l’a désigné comme l’« agneau de Dieu ». Il lui a donné le baptême sur les bords du Jourdain , et lui a donné ses propres disciples. Précurseur du Messie, il est donc présenté dans les évangiles comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie7.

La religion mandéenne en fait son prophète principal.

C’est un saint chrétien et un prophète de l’islam descendant de 'Îmran.

Jean mena une vie d'ascèse « caché dans le désert », se nourrissant de « sauterelles et de miel sauvage » (Matthieu III:4), et pratiquant le jeûne. Jean réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit saint et le feu » (Matthieu III:11).

Jésus vint voir Jean pour être lui aussi baptisé. Jean lui dit : « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. » Jean baptise donc Jésus et c'est au sortir de l'eau que ce dernier reçoit l'Esprit saint sous la forme d'une colombe, tandis que Dieu fait entendre depuis le ciel une déclaration en faveur de Jésus, « mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. »

Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus.

Quelque temps après, la colère d'Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, s'abattit sur Jean, lequel lui reprochait son union avec Hérodiade, l'épouse de son demi-frère Hérode Boëthos.

Selon Marc (VI:14-29), Hérode, excédé, fait arrêter Jean et « le fait lier en prison ». Sa femme Hérodiade voulait faire tuer Jean mais Hérode Antipas le protégeait, car il le « connaissait pour un homme juste et saint » et « l'écoutait avec plaisir ».

Peu après, un récit « plus pittoresque que solide »12 rapporté par l'évangile selon Marc, décrit une fête donnée pour l'anniversaire de la fille d'Hérodiade - que la tradition assimile à Salomé, bien qu'elle ne soit pas citée dans le texte - dansa tant que le gouverneur et tous ses convives furent subjugués, et il lui dit : « Demande-moi ce que tu voudras... Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Salomé demanda pour sa mère la tête de Jean Baptiste présentée sur un plateau. Hérode, fort attristé, envoya cependant un garde décapiter Jean dans sa prison, placer sa tête sur un plateau et la présenter à Salomé qui l'offrit à sa mère Hérodiade.

 

REINE DE LA PAIX

LA PAROISSE DE MEDJUGORJE

Medjugorje est un village de la commune de Citluk en Herzégovine Ouest, situé dans la région historique du Brotnjo. C'est le plus grand des cinq villages dont il a donné le nom (Medjugorje, Bijakovici, Vionica, Miletina et Surmanci) et qui formait la vaste paroisse de religion catholique romaine. Aujourd'hui, il est devenu l'un des lieux de pélerinage les plus cél bres et visités du monde catholique. Le nom Medjugorje d'origine slave signifie "Territoire entre les montages". La paroisse de Medjugorje, est située à 200 m tres au dessus du niveau de la mer et a un climat méditerranéen qui crée les conditions idéales pour la culture des fruits, du tabac et de la vigne.

La paroisse de Medjugorje fut fondée en 1892 et placée sous la protection de St Jacques, protecteur des pélerins. Cinq ans plus tard, l'ancienne église paroissiale St Jacques était terminée. Elle était assez grande pour l'époque et exceptionnellement belle mais construite sur un terrain instable et commença rapidement à se fissurer et à s'effondrer. Ainsi, après la seconde guerre mondiale une nouvelle église s'érigea. Elle fut terminée et bénie le 19 janvier 1969. Elle n'attirait pas particulièrement l'attention, pas meme celle des fidèles des environs mais l'été 1981 l'église de Medjugorje est devenu le lieu o se réunisent des millions de pélerins du monde entier. Les foules ont commencées à venir voir pour se convaincre personnellement de ce qui se passait à Medjugorje,o les attendait un message sur la nécessité de la foi, de la prière, de la conversion et du jeune, conditions nécessaires pour la paix et le salut du monde.

Après le début des apparitions, l'église ainsi que les alentours ont été peu à peu aménagés. Les vestiges de l'ancienne église sont conservés dans le jardin qui forme le rond-point à la gauche du sanctuaire.

Medjugorje est un lieu unique dans notre monde moderne. Au cours des quinze dernières années, ce village a attiré environs 20 millions de pélerins du monde entier. Là, ils retrouvent à nouveau la paix, leur identité et leur relation avec Dieu. Ils deviennent des témoins de vérité, d'amour et de paix.

LA COLLINE DES APPARITIONS

Le lieu des premières apparitions de la Vierge Marie sur la colline de Crnica est plus généralement appellée colline des apparitions. Elle est située à quelques centaines de metres au dessus du hameau de Bijakovici à Podbrdo. Un petit sentier relie les maisons au lieu meme des apparitions. Aujourd'hui, élargi par le passage de millions de pélerins qui se sont rendus sur le lieu des apparitions, ce sentier est devenu un large chemin que l'on peut apercevoir de loin. De nombreux pélerins dont la plupart sont nés et ont toujours vécus en ville ont escaladés les pierres tranchantes qui ménent au lieu des premières apparitions de la Vierge Marie, souvent vetus de manière inadaptée, pieds nus ou à genoux. A mi-chemin se trouve une grande croix de bois. C'est là que le troisième jour des apparitions, le 26 juin 1981, la Sainte Vierge est apparue à la voyante Marija Pavlovic qui, après avoir eu une vision avec les autres à l'endroit habituel, était descendue de la colline un peu avant les autres voyants. A cet endroit, Marija a vu à nouveau la Sainte Vierge dont le visage était devenu triste. Derrière elle se trouvait une grande croix et élevant les mains elle dit "Paix, Paix, Paix, seulement la Paix. La Paix doit régner entre Dieu et les hommes et aussi entre les hommes". C'est aujourd'hui un endroit où les pélerins s'arrétent pour prier, méditer le message de Medjugorje adressé à l'homme et au monde d'aujourd'hui qui a tellement besoin de Paix. L'endroit meme des apparitions est un grand espace pierreux et aride qui s'étend sur un rayon d'une centaine de metres, piétiné par des millions de pélerins. A l'endroit où les voyants ont approxivativement indiqués le lieu des premières apparitions de la Vierge, une grande croix s'éléve, fixée sur un tas de pierre. Seul quelque chose d'extraordinaire pouvait attirer un si grand nombre de personnes. A tout moment du jour ou de la nuit, à tout moment de l'année, l'on retrouve des personnes seules ou des groupes entiers qui prient, chantent, en méditation ou en silence

LE KRIZEVAC

A près d'un kilomètre de l'église de Medjugorje, s'élève le Mont Krizevac, prolongement du Mont Crnica et qui avec lui forme un angle. Au sommet (520 metres au dessus du niveau de la mer), le curé et les paroissiens ont construit une croix de ciment armée haute de 8,52 metres. Sur la croix, ils ont inscrits " A Jésus-Christ, Rédempteur de l'humanité en signe de notre foi, amour, espérance et en mémoire du 1900 ème anniversaire de la Passion de Jésus". Au croisement des bras est inséré un morceau de la croix honoré par les chrétiens comme étant celle où Jésus fut cruxifié. La plus grande partie de cette croix est conservée dans l'église "Sainte Croix de Jérusalem" à Rome et cette relique a été obtenue à cette occasion exceptionnelle. La croix fut terminée le 15 Mars 1934 et depuis lors est célébrée la messe traditionnelle au pied de la croix le premier dimanche qui suit l'anniversaire de la Sainte Vierge, en commémoration de l'Exaltation de la Croix. Ce n'est pas la beauté du site ni meme celle de la croix qui insite autant de pèlerins à s'y rendre mais c'est tout simplement parce que peu après le début des apparitions de Medjugorje beaucoup de gens ont affirmés avoir vu des signes lumineux ou autres sur cette croix. Tous ont fait le lien avec les apparitions de la Sainte Vierge et son message "la Paix entre Dieu et l'homme et entre les hommes". Ils ont compris que le chemin qui méne à cette paix passe inévitablement par la croix. La vénération de la croix est devenue un passage obligée lors des pélerinages. Montant par un chemin difficile, presque impraticable, les pélerins prient le chemin de croix pour arriver à la croix. C'est pourquoi le long du chemin se trouvent quinze reliefs en bronze sur lesquels figurent toujours la Vierge Marie. La Vierge accompagne Jésus et nous accompagne aussi le long du chemin de croix qu'est notre vie.

LES APPARITIONS DE MARIE AUJOURD'HUI

Selon le témoignage de six jeunes paroissiens, la Sainte Vierge apparait tous les jours depuis le 24 Juin 1981. Ce jour là, les voyants furent éffrayés et s'enfuirent. Le jour suivant, le 25 juin, ils répondirent à l'appel de la Vierge et se rendirent à la colline des apparitions où ils prièrent et parlèrent pour la première fois avec elle. C'est pourquoi, ce jour est célèbré comme étant l'anniversaire des apparitions de la Reine de la Paix, comme la Vierge s'est elle-meme présentée.

Ivanka Ivankovic-Elez, née en 1966, a reçu les apparitions quotidiennes jusqu'au 7 Mai 1985. Ce jour-là en lui confiant le dernier des dix secrets, la Vierge lui déclara qu'elle lui apparaitrait maintenant une fois par an pour le reste de sa vie, le 25 juin, anniversaire des apparitions.

Mirjana Dragicevic-Soldo, née en 1965, a reçu les apparitions quotidiennes jusqu'au 25 décembre 1982. Le dernier jour de ses apparitions, la Vierge lui dit que pour le reste de sa vie elle lui apparaitrait une fois par an le jour de son anniversaire, le 18 Mars. Depuis le 2 Aout 1987, le 2 de chaque mois, elle entend la voix de la Vierge, la voit parfoiset prie avec elle pour les incroyants.

Vicka Ivankovic, née en 1964. A à l'heure actuelle des apparitions quotidiennes.

Marija Pavlovic-Lunetti, née en 1965. A encore les apparitions quotidiennes. A travers elle, la Vierge donne son message mensuel pour la paroisse et pour le monde, le 25 de chaque mois.

Ivan Dragicevic, né en 1965. A les apparitions quotidiennes.

Jakov Colo, né en 1971. Il a eu des apparitions quotidiennes jusqu'au 12 septembre 1998. Ce jour, la Gospa lui a dit qu'elle allait lui apparaître une fois par an, le jour de Noël, le 25 décembre.

 

NOTRE DAME DES ROSES

Le 26 janvier 1909 naquit à Santimento di Rottofreno, province de Plaisance, Rosa Buzzini que l’on avait coutume de nommer Mamma Rosa.
A l’âge de 28 ans, elle épousa Giuseppe Quattrini. De ce mariage naquirent 3enfants. Chaque naissance fut difficile et nécessita une intervention chirurgicale (une césarienne).
Lorsqu’elle attendit son 3e enfant, son état devint si critique que le médecin lui conseilla impérativement un avortement thérapeutique. Mamma Rosa refusa catégoriquement en disant « cet enfant, c’est Dieu qui me l’a donné » et elle s’abandonna entièrement à Sa volonté. 
A la naissance de Pier-Giorgio, la santé de Mamma Rosa s’altéra et elle resta immobilisée neuf années, avec des plaies au ventre qui ne se refermaient pas.
Le 29 septembre 1961, en la fête de Saint Michel Archange, vers midi, alors que Mamma Rosa était à l’article de la mort, elle reçut la visite de la Très Sainte Vierge, sous l’apparence d’une jeune paysanne, qui après lui avoir imposé les mains sur ses plaies, la guérit instantanément.
Sur l’invitation de la Sainte Vierge, Mamma Rosa rendit visite au Padre Pio, à San Giovanni Rotondo, dans le sud de l’Italie. Celui-ci lui demanda de se consacrer à l’assistance aux malades, ce qu’elle fit jusqu’à ce qu’il lui dise : « maintenant cette mission est terminée car tu dois attendre un grand Événement ». 
Mamma Rosa vécut une vie de prière, de souffrance et d’offrande à Dieu pour le salut de l’Église et du monde. Elle était Tertiaire Franciscaine.

LE 16 OCTOBRE 1964 : Première Apparition de Notre-Dame

C’est un vendredi vers midi, alors que Mamma Rosa se trouvait dans sa maison et récitait l’Angélus, qu’elle entendit une VOIX qui l’appelait du dehors : « Viens, Ma fille, viens avance, Je t’attends … » Et la Voix se fit entendre 2 fois.
Rosa vit dans le ciel, au-dessus de son verger, une grande nuée blanche et ronde, très lumineuse, entourée de nombreuses étoiles d’or et d’argent qui resplendissaient, tournaient, s’entrelaçaient et sur ces étoiles descendait une pluie de roses.
La nuée se posa sur un petit poirier. De cette nuée sortie un « globe rouge-feu » dans lequel apparut la Madone.
Elle était vêtue d’une robe bleue, serrée à la taille par une ceinture blanche d’où pendait un chapelet blanc resplendissant et d’un immense manteau blanc, léger, léger, qui s’étendait à l’infini. Sur sa tête, une Couronne représentant la coupole de la Basilique Saint-Pierre de Rome. Tout autour de la coupole, se tenaient les douze apôtres et Saint-Pierre avait en main les clés du Royaume des Cieux. Autour de la tête de Marie, brillait une auréole de douze étoiles. Ses bras étaient ouverts et de ses mains partaient des rayons lumineux et une pluie de pétales de roses.
La Madone était très belle, mais triste, dit Mamma Rosa, mais Elle m’a souri et s’est mise à me parler.

PREMIER MESSAGE DE MARIE

« Ma fille, Je viens de très loin. Annonce au monde que tous doivent prier, parce que Jésus ne peut plus porter la croix. Je veux que tous soient sauvés, les bons et les méchants. Je suis la Mère de l’Amour, la Mère de tous, vous êtes tous mes enfants. C’est pourquoi Je veux que tous soient sauvés. C’est pour cela que Je suis venue, pour amener le monde à la prière parce que les châtiments sont proches.
Je reviendrai chaque vendredi et Je te donnerai des messages. Et tu dois les faire connaître au monde ».
Puis la Sainte Vierge dit à Rosa :

« Maintenant Je laisserai un SIGNE : cet arbre fleurira ! »

La Madone disparut et le poirier, qui était chargé de fruits, se couvrit instantanément de fleurs blanches en abondance. La floraison dura plus de trois semaines.
CE PREMIER MESSAGE EST UN URGENT APPEL
A LA PRIERE ET A LA CONVERSION

NOTRE DAME DU PERPETUEL SECOURS

L'icône est traditionnellement attribuée à Saint Luc. Découvrant l'oeuvre achevée, la Vierge Marie aurait dit à Saint Luc : "Mon aide accompagnera toujours cette image".
De style byzantin, peinte sur bois et à fond d'or, l'image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours mesure environ 50 centimètres de haut. La Vierge y apparaît avec son divin Enfant; sur leurs fronts brille une auréole d'or. Deux anges, l'un à droite et l'autre à gauche, présentent les instruments de la Passion à l'Enfant-Jésus effrayé, tandis que la Sainte Vierge regarde la scène pathétique avec une douleur calme et résignée.
Au IIeme siècle à Rome, la villa du Pape Saint Clet, deuxième successeur de Pierre, sert de "domus ecclesiae" (église domestique) à la chrétienté de Rome soumise à persécutions. Au IVeme siècle, les Basiliques Sainte Marie Majeure et Saint Jean de Latran seront construites de part et d'autre de ce lieu primitif.
Du 22 juin au 31 juillet 431, autour de Saint Cyrille d'Alexandrie (fête le 27 juin), le Concile d'Éphèse professe les deux natures humaine et divine de l'unique personne divine qu'est JÉSUS en affirmant de Marie qu'elle est la "Théotokos" (Mère de DIEU). Le chant qui accompagne le Concile est le "Sub tuum praesidium" (Sous l'abri de ta miséricorde).
En 444, une icône réputée miraculeuse venant de Jérusalem et représentant la Mère de DIEU est offerte à l'empereur romain Théodose II. Dès 451, à Constantinople, capitale de l'Empire d'Orient, sa soeur Sainte Pulchérie fait construire une église pour la proposer à la vénération des fidèles. L'icône est l'objet d'une procession hebdomadaire qui obtient guérisons et nombreuses grâces.
Au rythme des miracles dont elle s'entoure, cette icône est abondamment copiée. Notamment par le moine Lazare Au IXeme siècle, qui aurait ajouté les deux Archanges Michel et Gabriel présentant au CHRIST les instruments de la Passion. Celui-ci devait offrir son oeuvre au Pape Nicolas 1er, mais mourut en Crète avant d'atteindre Rome.
Après avoir été longtemps vénérée en Crète, des habitants de cette île qui fuyaient une invasion turque à la fin du XIVe siècle, apportèrent l'image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours à Rome. A l'invocation de Marie, sous le titre de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, le navire qui transportait Sa sainte image fut sauvé d'une terrible tempête.  Le 27 mars 1499, après avoir parcouru triomphalement les rues de la ville éternelle, précédé du clergé de Rome et suivi du peuple, le portrait de la Vierge du Perpétuel-Secours fut placé au-dessus du maître-autel de l'église St-Matthieu, près de Ste-Marie-Majeure.
En 1453, la chute de l'Empire romain byzantin voit la destruction par le feu de l'église où l'icône vénérée semble définitivement perdue. Certains parlent de janissaires furieux qui l'auraient fendue en quatre à coups de cimeterre.
En 1496, un marchand génois en route pour Rome dérobe en Crète une copie de l'icône miraculeuse. C'est à l'icône que les marins attribuent d'avoir réchappé au naufrage, mais le voleur rend l'âme après avoir confié à un ami de la déposer dans une église de Rome. Par trois fois, la Vierge apparut à cet ami pour exiger que l'icône soit placée dans un sanctuaire entre Sainte Marie Majeure et Saint Jean de Latran. Après la mort de cet homme, elle se montre à sa fille pour obtenir de la veuve qu'elle confie l'icône aux Frères Augustins responsable de l'église Saint Matthieu, bâtie à l'emplacement de l'ancien oratoire du Pape Saint Clet.
Le 27 mars 1499, lors de la procession d'intronisation, une femme paralysée d'un bras fut miraculeusement guérie au contact de l'icône. A Rome, en l'église Saint Matthieu, Notre-Dame du Perpétuel Secours est vénérée jusqu'à la destruction de l'église en 1798 par l'armée de Bonaparte, futur Napoléon 1er. Un des religieux Augustins qui desservaient ce sanctuaire eut le temps de soustraire secrètement la Madone miraculeuse et plaça l'icône dans la chapelle du Monastère Sainte Marie in Posturela Il la cacha avec tant de soin, que pendant soixante ans, on se demanda ce qu'était devenue la célèbre peinture. Vers 1840, un vieux frère augustin, le Père Orsetti, confia à son jeune servant de messe, Michèle Marchi, que cette icône avait été grandement vénérée sous le vocable de Notre Dame du Perpétuel Secours. Dieu permit qu'un concours de circonstances providentielles fît redécouvrir l'image vénérée.
En 1865, afin de rendre la pieuse représentation aux mêmes lieux où on l'avait priée jadis, Pie IX ordonna de la rapporter sur l'Esquilin, dans l'église St-Alphonse-de-Liguori bâtie dans l'enceinte où se trouvait autrefois l'église St-Matthieu. Le 26 avril 1866, les Rédemptoristes intronisèrent solennellement Notre-Dame du Perpétuel-Secours en leur chapelle.  Depuis ce temps, grâce au zèle des fils de saint Alphonse et aux innombrables miracles obtenus dans leur pieux sanctuaire, la dévotion à Notre-Dame du Perpétuel-Secours a pris un essor extraordinaire.
Le 23 juin 1867, afin de reconnaître et de perpétuer le souvenir de ces précieuses faveurs, le vénérable Chapitre du Vatican couronna la sainte image avec grande pompe.  En 1876, le pape Pie IX érigea une Archiconfrérie dans l'église St-Alphonse, sous le vocable de Notre-Dame du Perpétuel-Secours. Aujourd'hui, la Sainte Vierge est invoquée sous ce vocable dans la plupart des églises d'Occident.

 

SAINT PAUL

 

Paul est né vers l’an 8 de notre ère. Il serait donc d’une dizaine d’années plus jeune que Jésus de Nazareth. De ses parents et de son enfance, nous savons peu de choses. Dans ses lettres, il ne dit rien de sa famille. Saint Luc nous indique que Paul avait une soeur mariée, demeurant à Jérusalem et un neveu qui lui sauvera la vie (Actes 23, 16).

Toute sa vie, il a maintenu son appartenance au peuple juif : «Circoncis dès le huitième jour», « de la race d'Israël», «de la tribu de Benjamin».

Saul (prononcé «saule» en français), est le nom hébreu qui lui a été donné à la circoncision. À ce nom sémitique, il ajoutera plus tard celui de Paulus. Il n'a pas changé de nom mais il porte un double nom : Saul-Paulus qui signifie «peu», «petit». Très rapidement, il sera connu sous ce seul nom.

Paul, envoyé à Damas pour persécuter les premiers chrétiens, a eu une apparition du Christ. Selon les Écritures il eut la révélation de la foi sur le chemin de Damas. Les chrétiens le connaîtront surtout sous son nom romain de Paul, « apôtre des Nations ».

Les Actes de Paul, un petit livre rédigé vers le milieu du 2e siècle, nous donnent le portrait suivant de l’apôtre des nations : « On vit venir Paul, un homme de petite taille, à la tête dégarnie, les jambes arquées, vigoureux, les sourcils joints, le nez légèrement aquilin. » À travers les siècles, la tradition a conservé cette image de Paul : petit, maigre, énergique, chauve et barbu.

Paul est un homme d’une grande éducation. Il a fait ses premières études à Tarse, sa ville natale, et ensuite il a étudié à Jérusalem, avec le professeur juif le plus connu de son temps : Gamaliel.

Ceux qui le rencontraient se rendaient compte très rapidement qu’il était une personne éduquée. Lors de son arrestation à Césarée, le Procureur romain Porcius Festus dira à Paul : «Tu es fou, Paul; ton grand savoir te fait perdre la tête». (Actes 26, 24)

Sur le plan culturel, Paul est très différent des apôtres qui étaient considérés par les autorités juives comme des gens ignorants. Après la résurrection, lors de leur arrestation à Jérusalem, Pierre et Jean seront jugés par les membres du Sanhédrin comme des gens sans éducation : «Considérant l’assurance de Pierre et de Jean et se rendant compte que c’étaient des gens sans instruction ni culture, les membres du Sanhédrin étaient dans l’étonnement.» (Actes 4, 13)

Paul parlait quatre langues : l’Araméen, l’Hébreu, le Grec et probablement le Latin. L’araméen était sa langue maternelle et le grec celle de Tarse et de l’Empire. Il connaissait bien l’hébreu, la langue des Saintes Écritures. Citoyen romain, il parlait sans doute la langue des maîtres de l’Empire. Il avait étudié la philosophie et la littérature de la Grèce, il excellait en géographie, en navigation et en sport. Sa vaste culture contrastait avec l’étroitesse de la religion de ses ancêtres.

Non seulement Paul savait lire et écrire, il savait aussi nager : «Trois fois j’ai fait naufrage et il m’est arrivé de passer un jour et une nuit dans la mer.» (2 Corinthiens 11, 25) Ceci était chez les Grecs un signe d’éducation. Quatre siècle avant Jésus Christ, Platon qui a vécu de -428 à -348 écrivait : «L’ignorant est un homme qui ne sait ni lire ni nager».son milieu de vie

La vie de Paul se déroula sous le règne de cinq empereurs : Auguste, Tibère, Caligula, Claude et Néron. Trois d’entre eux devinrent de véritables monstres sanguinaires. Paul est né à Tarse, en Orient, il meurt à Rome, en Occident.

Paul a vécu dans un temps qui favorise les voyages. Il a pu se déplacer librement grâce à la «pax romana» établie sous l’empereur Auguste. Empruntant les nombreuses routes construites par les Romains et profitant du réseau de navigation qui sillonnait la Méditerranée, il parcourt des milliers de kilomètres. L’organisation de l’Empire permettait non seulement aux armées mais aussi à la population en général de se déplacer en sécurité. Pendant treize ans, il a voyagé sur mer et entrepris de longs périples à travers collines et montagnes, sous la neige en hiver et par 40¤ de chaleur en été. Pendant ses voyages, Paul a pu profiter de la présence de nombreuses colonies juives réparties sur tout le territoire de l’empire.

Paul était un véritable citadin. Il connaissait peu la campagne et la vie des fermiers de son temps, mais il comprenait bien la vie urbaine, la vie militaire et les sports. Dans ses lettres, il utilise des images de l’armée, de la politique urbaine et des jeux olympiques. On y retrouve les expressions suivantes : poursuivre la course, remporter le prix, obtenir la couronne de laurier, combattre sans frapper dans le vide, courir dans la bonne direction. Il connaît les privations et la discipline des athlètes.

Paul était un personnage plus grand que nature. Influencé par les valeurs du judaïsme, la profondeur de la philosophie grecque, la rigueur de la culture romaine et la richesse de la tradition chrétienne, il est devenu l’un des penseurs les plus originaux de l’histoire du christianisme.

 

SAINT PIERRE

Frère d'André, Simon Barjona est l'un des premiers appelés de Christ. Il est rebaptisé Pierre par le Christ, en raison du rôle qu'il va jouer pour l'Eglise : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église." (Matthieu, XVI, 17). La mission qui lui est confiée, être un pêcheur d'hommes, est celle de toute l'Eglise. 

Pierre est mêlé à tous les épisodes de la vie de Jésus. Il est singularisé non seulement par le rôle que lui confie le Christ mais aussi par toute une série d'épisodes comme le lavement de pieds ou le reniement (Mt, 26, 69-75). En effet, Pierre est celui qui renie le Christ trois fois. Cette faiblesse qui se reproduit lors de sa mort (voir ci-dessous), contribue à humaniser une figure par ailleurs très hiératique, celle du gardien qui détient la clef du paradis ("Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux", Matth., XVI, 19). Dans un premier temps, Pierre dirige la communauté chrétienne en Palestine avant de céder sa place au frère (ou demi-frère) de Jésus, Jacques. Contrairement à ce dernier, il est plutôt favorable à l'acceuil des Gentils, les non juifs, idée défendue par Paul. Il part alors exercé son apostolat en Palestine et en Asie mineure. Mis en prison par Hérode, il est délivré par un ange.

Vers 44, il part pour Rome où il organise l'Eglise romaine dont il serait le premier évêque. Dans un premier mouvement il aurait fui son martyre. Mais dans sa fuite, il aurait rencontré le Christ portant sa croix et allant vers Rome. A la question "Où vas-tu, maître ?" (Quo vadis, domine), le Christ lui aurait répondu qu'il allait se faire crucifier une seconde foi puisque lui, Pierre se défilait.

Retrouvant sa foi, Pierre retourne à Rome et demande à être crucifié la tête en bas, par humilité, afin de ne pas mourir comme le Christ. on situe sa mort vers 64 ou 67, le même jour que Paul.

NOTRE DAME DES LUMIERES

 

Notre Dame des Lumières est aussi une Vierge-Noire.

Dès le IVème siècle, Goult avait un oratoire au hameau des Lumières, appelé Notre  Dame de Limergue. Une chapelle, Saint Michel de la Baume, s‘y trouvait aussi mais  datée du XIème siècle, la légende raconte qu’en 1661, un vieil homme vit sortir des ruines une procession de lumières partant de Saint Michel et se rendant à Notre Dame de Limergue (vieux cortège païen qui subsistait et qu’il fallait “coloniser”).

 Le prodige se renouvela plusieurs fois. Quelque temps plus tard, un berger découvrit dans un buisson une statue de bois très sombre. Un pélerinage à la ViergeNoire fut alors institué (c’est précisément ce que nous venons d’écrire!). La statue existe toujours et est encore aujourd’hui l’objet de dévotions.

 On attribue à Notre Dame des Lumières un nom dérivé de la Limergue, Ia rivière qui coule à Goult. (Ne serait-ce pas plutôt à Lucina ou Mé(r)lucine la parèdre de Lug/ Lumière, elle qu’on retrouve dans les Mélusines qui accompagnent habituellement les Vierges Noires sur les Chapiteaux, et que l’évêque de Lyon traduisit opportunément en Blandine pour effacer la Fête des Lumières de Lugdunon pour la Ste… Lucie).

 La présence de cette Vierge-Noire n’est pas étrangère aux vestiges d’un autel des Nymphes, près d’une source dans une grotte voisine.  Le culte des divinités païennes 1iées aux eaux qui surgissent est à l'origine de bien des cultes chrétiens. Nous aurons l'occasion d'en évoquer d'autres.  À propos de ces statues, des questions se posent, souvent débattues et depuis longtemps : la première est à l'évidence à propos de leur couleur !

 Certains l'attribuent au vieillissement naturel de la matière ligneuse, d'autres aux fumées des cierges et de 1’encens qui les auraient imprégnées au cours des siècles. C’est en effet impossible de déteminer la raison de la couleur noire des vierges, les vêtements et ornements nombreux dont on les habille rendant toute analyse impossible et, que dire des statues taillées dans la pierre!

 Mais il existe une autre explication, métaphysique celle-là. On se rappellera qu’au paléolithique supérieur, le groupe déléguait un «élu», choisi pour ses dons de désincarnation et d’ubiquité : le Chaman, pour se rendre dans  l'Au-delà, c'est-à-dire au cœur de la Terre-Mére, et implorer celle-ci de donner à la horde le gibier qui manquait. La couleur des vierges noires évoque irrésistibIement

cette Terre Mère.

 

NOTRE DAME DU SACERDOCE

 

Dans la nouvelle Alliance il n'y a qu'un seul prêtre, le Christ et tous, hommes et femmes, participent à ce sacerdoce unique.

Jésus a institué les prêtres de la nouvelle alliance, la veille de sa passion pour que la foi grandisse et se nourrisse de la présence divine, de telle sorte que nous puissions goûter la béatitude infinie de sa communion divine. Donc l'existence de la hiérarchie de l'Eglise a pour but la sanctification 

Or, dans la hiérarchie de la sainteté, Marie nous précède tous, elle est la figure de l'Eglise comme épouse du Christ.

 Marie, est indispensable à cette sainte transformation ! Et comme elle sait que la grâce de l’Incarnation mystique est par excellence celle qui opère cette transformation, elle intervient personnellement pour faire que, par cette union transformante, chaque prêtre devienne son Jésus.
Cette union intime et transformante, Marie la désire pour chaque prêtre. Elle sait bien que l’Incarnation mystique est différente de la première Incarnation réelle et corporelle du Verbe divin qui a eu lieu en son sein. Mais, elle obtient que, par grâce, le reflet de cette Incarnation s’opère mystiquement dans l’âme sacerdotale et reproduise fidèlement la première, sous la forme d’une union transformante du prêtre en moi, son Jésus, en qui Marie se reconnaît et pour lequel bat son Cœur…